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C.xiii.

le mauvaiz homme ne poeut penser aux haultes cho
ses. Car qui de terre est a terre tend et pretend a dieu
dieu latend. Car dieu meismes dist ceste parole. Qui
de terre est de terre parle. et qui du ciel vient au ciel
pretend. Celui sans aultre est sire des aultres. Les
philosophes qui bien sceurent entendre ceste paro
le si eulrent plus chier a souffrir travaulx et mes
aiges pour apprendre que a attendre aux honneurs
mondains. Car trop plus tenoient chieres les scien
cies et les clergies que toutes les seignouries du mon
de. Platon qui fut ung puissant et recommande mai
stre dathenes relenqui son noble estat et son lieu
Car il volt vivre de telle renommee. maintes con
trees et pays sercha et eult plus chier avoir paine
mesaise et vergongue pour enquerir verite et pour
aprendre que avoir seignourie ne domination au
monde. ne renommee destre maistre pour voloir riens
dire. dont il ne fut certain pour acquerir la vaine
loenge du monde. Appollines qui tant fut grant
prinche laissa son empire et son regne et se esvan
ni comme poure et nud pour aprendre les sciences

Notes and Questions

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Marie Richards

original ms. Folio 113r
Walters ms. Folio 118r
BL Royal MS 19 A IX fols 132v-133r
Caxton, ed. Prior, p 164
Gossuin, ed. Prior, 188

Marie Richards

line 10: "mesaiges" : cf. in Greimas "mesais, mesaaise: embarras, chagrin; maladie, misere; "mesaisais": malaise, tribulation