Page 175

OverviewTranscribeVersionsHelp

Facsimile

Transcription

Status: Needs Review
Show Translation

Lxxix

dessoubs attrait une moisteur amere qui lui tolt tou
te sa saveur Car en la mer a de tresgrandes et haultes
montaignes et de parfondes valees qui sont plaines
damertumes griefnes et infectees. Et la terre qui est
au fons dicelles valees escume pour le chault du so
leil en amont qui se mesle avec leaue en parfont si
que il en tire la saleure amont par la chaleur du so
leil tant quelle est meslee avec laultre et par ainsi
devient leaue de la mer salee avec laultre. A tant fine
rons de parler sur le fait des eaues doulces et salees
Si vous racompterons de lair qui ung des quatre ele
mens est et de ses proprietez. >Chi parle del nature de lair
L
Air es assiz au dessus de leaue et est trop
plus soubtil que leaue ne la terre. et avi
ronne la terre de toutes pars et si domi
nent aussi hault comme les nues poevent monter
Cellui air qui a tous costez nous advironne est moult
espez mais par lui nous vivons aussi comme le pois-
son vit de leau quil tire de lui et puis le gette dehors
En telle maniere nous prouffite lair Car nous le
tyrons en nous puis le mettons dehors et ainsi nous

Notes and Questions

Please sign in to write a note for this page

Marie Richards

original ms. Folio 79r
Walters ms. Folio 84r
BL Royal MS 19 A IX, fol 90v-91r.
Caxton, ed. Prior, fols 115-116.
Gossuin, ed. Prior, 147