Manuscripts from the Walters Art Museum

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Walters Ms. W.199, Gossouin of Metz, Image du Monde

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et che qui fait ouvrir la terre che fait les nues espartir si comme len voit quant il tonne. Car tonnoirres et espars ne sont que deboutemens de vents qui sentrecontrent au dessus des nues tant asprement/ que en leur venue naist souvent aulains feuz en lair/ Et cest fouldre qui chief en moult de lieux que les vents constraindent si terrible ment que les nues en fendent et derompent et font tonner et eschistrer et chief en bas de tel randon pour le vent qui le destraint tant asprement que il confont tout che quil at taint/ si que riens na duree contre lui. Et est de si pesante nature que aulcuneffoiz perche la terre jusques au milieu et aulcuneffoiz estaint ainchois selon che quil ne pose pas tant ne pas nest de si forte nature. Car quant la nuee est fort obscure et espesse. et quil ya grant plente deaue le feu ne la pas si tost passee ainchois estaint en la nuee pour la grant quantite deaue qui est dedens ains quil la puist tresperchier si ne poent approchier la terre. Mais a les traindre quil fait lors en la nuee naist ung son si fort que cest merveilles a ouyr. Je vous declaire que cest le ton noir ce qui moult fait a doubter/ Tout ainsi comme dun fer chauld et ardant que len bouteroit en plaine cuve

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deau si en naist ung grant son ou quant len y estaint charbons. mais lesclistre du tonnoirre appert ainchois que vous en oyes la voix pour che que le veoir del homme est plus soubtil que nest la oye. Sicomme quant len voit de loings oultre une eaue battre draps ou ferir de marteaulx len voit ainchois couchier les cops de ceulx qui fierent ar riere que len y oye le son du cop. Tout pareillement vous puis je dire du tonnoirre que len voit avant que len lait ouy. Et de tant comme il est plus ensus de nous de tant seslonge plus le son de lespart. depuis que len la veu ain chois que len oye sa vertu. Et dautant que plus tost est ouy apres lespart tant est le tonnoire plus pres. DEs Pour savoir comment les vents naissent vents poeut len enguerre raison par les mers. Et environ la terre courent sou vent et sencontrent en aulcun lieu tant asprement que ilz seslievent contre mont si que ilz deboutent lair en hault et lair qui est doubte par force et oste de son lieu remoeut laultre air en telle fachon quil retour ne aussi comme arriere et sen va bruiant et oudoiant comme une eaue courant. Car vent nest aultre cho

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se que lair qui est esmeu tant que sa force soit abatue du coup. Ainsi viennent souventeffoiz nuees et pluyes et ton noirres et espars et les choses que dessus sont dittes. Il ya ancores daultres raisons comment telles besongues advien nent. Mais celles qui mieulx y servent avons nous extraittes en brief pour les de legier entendre. Si cesserons a tant de ceste matere pour parler du feu qui siet dessoubz lair en hault. Du feu et estoilles qui semblent cheoir:- VOus devez savoir que au dessus de lair est le feu. Cest ung air qui est de moult grant resplendeur et de moult grant noblesse. Et par sa tresgrant subtilite il na riens de moisteur en lui et est autant plus cler de celui dont nous usons et de plus subtille nature comme celui air est vers leau clere ou aussi comme leaue est envers la terre. Celui air ou quel na quelque moisteur sestend jusques a la lune. et voit len souvent dessoubz cel air aulcunes estincelles de feu et semblent que che soient estoilles dont les gens dient que che sont estoilles qui sen vont courant et qui se remuent de leur lieux. mais non sont. ainchois sont une maniere de feu qui naissent en lair daulcune va-

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peur seche qui na point de moisteur dedens elle qui montee y est de la terre dont elle naist par le soleil qui lattrait en hault. Et quant elle est trop hault si chief et esprend aussi comme une chandeille ardant che nous est advis. Et puis chiet en lair moiste et estaind par la moisteur de lair Et lors quelle est grosse et lair est sec elle sen vient toute ardant jusques en terre dont il advient souvent que ceulx qui vont vagant par la mer. ou ceulx qui vont par terre les ont mainteffoiz trouvees et les veoient toutes luisans et toutes ar dans cheoir jusques a terre. Et quant ilz venoient ou elle cheoit pour la prendre ilz ne trouveroient aul tre chose que ung petit de cendre ou samblable ou comme une feulle pourrie dun arbre. laquelle se roit moillie. Lors saperchevoient quilz ne croient pas bien de cuidier que che fussent estoilles. Car les estoilles ne poevent cheoir ains les convient toutes en leur cercle mouvoir ordonneement et continuellement de jour et de nuit egalement:- Du pur air et comment les sept planettes y sont contenu et assises:-

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LE pur air est dessus le feu qui pourprent son lieu jusques au ciel. En celui air na point dobscurete. car de pure purete fu fait il resplendist et reluist si clerement que len ny pourroit riens comparer En celui air sont sept estoilles qui font leur cours alentour de la terre. Lesquelles sont moult nettes et cleres et sont nommees les sept planettes dont lune sur laultre est assize. et en telle guise ordonnee quil ya plus de lune a laultre quil na de terre jusques a la lune. ou il a plus loings quinze tant que fonte la terre nest grande. Et court chascu ne par miracle ou firmament et fait son cercle lun grant et laultre petit selon che quelle est et siet plus bas. Car de tant quelle fait son cours plus pres de terre tant est il plus court et plus tost a parfait son cours que celle qui en est plus loings. Car a dire pour vous donner a entendre par bonne maniere que qui feroit ung point en une paroit et dun compas feist pluseurs cercles alentour de celui point tousjours lun plus large que laultre. Celui qui seroit plus pres du point seroit le moindre de aultres et plus seroit son cours petit.

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[image: Title: Spheres of the planets Form: Diagram, 10 lines Text: Car il auroit plustost fait son cours Comment: From the innermost band out, the concentric circles are inscribed: "terre / yane / airs / feus / pur air / planetes"]

Car il auroit plus tost fait son cours que nauroit le plus grant. mais que ilz alassent egalement sicomme vous pov ez veoir par ceste presente figure:- Ainsi povez vous enten dre des sept planettes dont je vous ay parle que lune sur laultre sabasse si que lune est la plus basse des sept et si est la plus petite de toutes. mais pour che quelle est plus prez de terre semble elle plus grande et plus pa rant de toutes les aultres. et pour lapprocement de la terre quelle a et dont elle va si pres na elle point de pure clarte pour la terre qui est obscure qui de lui vien gne proprement. Mais la clarte quelle nous rend prend elle tousjours du soleil ensement comme elle feroit en ung miroir lors que les rays du soleil se fie rent dedens et puis ressiert a la paroy et flamboie

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durement en pareille maniere nous donne la lune lumiere. Et en la lune est ung cor poly et bel aussi comme ung pommel tresbien brutz qui refflamboie et rend clarte quante le ray du soleil si fierd. Les nu bletes que len voit en la lune dient aulcuns que cest terre qui appert dedens. et que che qui est eaue appert Ainsi comme contre ung miroir qui rechoit la diver se couleur quant elle est devers lui tournee. Aultres y pensoient aultre chose et disoient que che estoit ad venu quant adam fut deceu de la pomme quil men ga qui tant greva a lumaine lingnie. Et que la lu une en fut empechie et sa clarte amendrie des septes toilles qui la sont et qui font leur cours ou firma ment. dont chi dessus nous avons parle lon nen congneust premierement que les deux. Che sont le soleil et la lune. Les aultres ne congnoist ou pas se che nest par astronomie. Non pour tant si seront elles par moy nommees pour che que nous en avons parle. De celles en a deux au dessus de la lune. voire lune sur laultre dont chascune a en terre propres vertus. Che sont

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en verdure chascune chose par droitte nature de temps et non aultrement. Au dessus du soleil ra trois estoilles cle res et reluisantes lune dessoubz et laultre dessus. Cest as savoir Mars Saturnus et Jupiter. Saturnus est tant plus haulte des sept quelle met . xxx . ans a fair son cercle tousjours avant quelle le puis avoir fait. Et ches trois estoilles retiennent leurs vertus es choses de ca Jus et povez regarder que cest par ceste figure que sensieult:- Du tour du firmament et des estoilles [image: Title: Spheres of the planets Form: Diagram, 11 lines Text: Du tour du firmament et des etoilles Comment: Circles inscribed from the innermost out: "Terra / Mercurius / Venus / Sol / Mars / Jupiter / Saturnus"] CHes sept es toilles si sont telles quelles ont plus de poestez es choses qui nais sent de terre et plus si habondent leurs vertus que nulles des aultres du fir mament et plus appertement eu vrent. sicomme les anciens saiges philosophes

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lenchercerent par leur sens. De ches sept planettes pren dent les jours de la sepmaine leurs noms comme vous orrez ychi. La lune si a le lundy. Mars a le mardi. Marcurius le merquedi. De Jupiter est le ioeudi. De venus le ven- dredi. De saturnus le samedi. Et le saint dymenche sahur te au soleil qui est plus beau. Et pour che vault mieulx le dymenche que nulz des jours de la sepmaine. Car celui jour est mis et resserve de toute paine et de toute labeur et a ce lui jour doibt len faire jour qui plaise a nostre seigneur Mais puis quen che second chappitle avons touche de firmament nous parlerons apres daulcuns cas qui ad viennent en ciel et en terre. Autant vault adire dymen che comme jour de paix et de loenge. Car toutes riens a che jour cessa le createur qui tout fist et crea. DU AU tour du firmament et des estoilles dessus de saturnus qui est la derreniere et qui est la plus hault des sept plane tes est le ciel que len voit si plain destoilles quant il fait cler temps comme celui qui en est tout seme. ce ciel qui est sil estele cest le ciel du firmament qui tournoie du quel tour ont si grant joie et si gran

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de melodie et si doulce que il nest nulz noms que sil le avoit oye que jamais lui preist talent ne volente de fai re chose qui fut contraire a nostre seigneur de riens quil soit tant desireroit de parvenir la ou il peust tousjours oyr si tres doulces melodies et estre tousjours avec / dont aucuns furent jadiz qui disoient que les petiz enfans oient celle melodie quant ilz rient en dormant. Car len dist que ilz oient chanter les angeles de nostre seigneur en paradis pour quoy ilz ont telle joie en dormant mais de che ne scet nulz la verite fors dieu qui tout poeut sa voir qui les estoilles mist ou ciel. et qui leur fist avoir tel povoir Car il na si diverse chose dedens la terre ne dedens la mer tant soit perverse quelle ne soit ou ciel figuree et compassee par estoilles dont nulz ne poent savoir le nombre fors dieu tant seulement qui a son plaisir les nombre et scet le nom de chascune comme celui qui tout fist par bonne raison. Au regard des estoilles que len poeut veoir poeut len bien savoir le nombre et enquerre par astronomie. Mais cest une moult belle maistresse. car il nya estoille tant peti te qui nait entierement sa vertu en verbe [see note] en fleur

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