Manuscripts from the Walters Art Museum

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Walters Ms. W.199, Gossouin of Metz, Image du Monde

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pardessus. Il sont ancores daultres fontaines chaul des qui font aveugler les larrons lors quilz se parvi rent du delit quilz ont commis touchant leur larcin. Et se len le charge de larcin sans raison et il boit de celle eaue certes il aura meilleur veue que devant. De telles choses ne poeut len rendre raison fors tant que nous devons entendre que tout che proce de par miracles. Ancores a daultres fontaines qui sont coies et cleres si que quant len joue au dessus dune vielle ou daulcuns aultres instrumens qui resson nent en maniere de donner consolation par leur son leau dicelles sault contre mont a grans boul lons et sespand avant les voies. Aultres fontaines sont ailleurs lesquelles sont moult perilleuses mais pour le present nous vous en faisons a tant pour racompter de che qui advient par les eaues qui tiennent leurs cours pardedens la terre et par dessus dont il advient souvent si grant croslement que la terre fesment si fort quil convient trebu chier tout che qui est audessus ja ne sera si mais sive tour.

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OR entendez . Comment la terre crostle:- doncques que cest du mouvement de la terre et comment la terre crostle et fent que aulcunes gens appellent crosle pour che quilz sentent la terre crosler dessoubz leurs pies. Et si terriblement crosle et fent aulcuneffoiz que main tes citez en sont fondues en terre. qui oncques puis ne furent veues. Et che advient par les grans eaues qui viennent par dedens la terre Si que par le deboutement des grans ondes naissent aulcunement es cavernes qui sont soubz ter re et lair qui se serre dedens lequel est encloz en tresgrant destroit. Se la terre est laendroit foible si quelle ne puist / tout che retenir. elle est constrain- te de soy ouvrir / et fendre pour lair qui sefforce a yssir dehors. dont il est souvent advenu que viles citez et chasteaulx en sont fonduz en abisme. Et se la terre est de tel force quelle ne fent ne crosle par le deboutement des vents qui la dedens sont. alors la terre sesment tant merveilleusement que les grants murs et haultes tours qui sieent laendroit

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dessus si trebuchent tant soubdainement jus par ter re quelle assomme et occist les gens qui pour lors se retiennent dedens qui de telz dangiers nestoient advi sez ne pourveuz. Si est une grant doleur pour le po vre poeuple qui demeure outel meschief advient quant point nest adverey a quelle heure celle tempeste doit venir pour le escheuer Mais les saiges qui doubtent a morir se arment et appareillent contre la mort et rendent toute diligence de querir et avoir accordanche que souverain juge de leur pechies et deffaultes selon leur loy et la creanche que ilz ont comme ceulx qui nont jour ne heure ne espace de vivre la ou ilz sont sains et haittiez. Ainsi font leaue et le vent le droit mouvement par quoy fend et crosle. Com OR ment leau de la mer devient Salee. vous veul racompter comment leau de la mer devient salee. Laquelle est tant amere que personne nen poeut boire ne les bestes aussi. il advient par le soleil den hault. Car il fait si tresgrant chault en aulcuns lieux que la mer y esschauffe tant fort que la terre qui est

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dessoubs attrait une moisteur amere qui lui tolt tou te sa saveur Car en la mer a de tresgrandes et haultes montaignes et de parfondes valees qui sont plaines damertumes griefnes et infectees. Et la terre qui est au fons dicelles valees escume pour le chault du so leil en amont qui se mesle avec leaue en parfont si que il en tire la saleure amont par la chaleur du so leil tant quelle est meslee avec laultre et par ainsi devient leaue de la mer salee avec laultre. A tant fine rons de parler sur le fait des eaues doulces et salees Si vous racompterons de lair qui ung des quatre ele mens est et de ses proprietez. Chi parle del nature de lair LAir es assiz au dessus de leaue et est trop plus soubtil que leaue ne la terre. et avi ronne la terre de toutes pars et si domi nent aussi hault comme les nues poevent monter Cellui air qui a tous costez nous advironne est moult espez mais par lui nous vivons aussi comme le poisson vit de leau quil tire de lui et puis le gette dehors En telle maniere nous prouffite lair Car nous le tyrons en nous puis le mettons dehors et ainsi nous

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tient la vie dedens le corps. Car lomme morroit plustost sans air que ne feroit le poisson sans eaue. auquel tous jours la vie est tantost finee quant il en est hors. Lair si nous maintient la vie par la moisteur qui naist de lui. Et par lespoissette qui est en lui soustient il les oyseaulx volans qui tant le debatent de leurs eilles et lesmeuvent tant alentour deulx que ilz sembatent de dens et fichent menans leur joie et leur deduit. Ainsi vont les oyseaulx par lair volans chantant et loant leur createur ainsi comme les poissons qui vont va gant par leaue. Si vous en povez en telle maniere ap perchevoir prenez une verge et la mouvez en lair Se vous la mouvez roidement elle ploiera tantost et la verge ne trouvoit lair espez elle ne ploieroit pas ains se tenroit tonte droitte ja si fort ne seroit mente. De tel air prendent leur habit es corps les mauvaiz espritz lesquelz a la foiz se mettent en samblanche daulcunes choses lors quilz se poevent apparoir en aulcun lieu pour decepvoir aulcune personne homme ou femme our pour le faire yssir de son sens dont il a aulcunes foiz la puissanche. Du quant par lart de nigroman

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cie. Il se met en aulcune samblanche en telle figure com me il veult. Car il en scet autant comme il lui en esceult mais est ung art qui donne la mort a celui qui se y haban- donne mauvaisement. Car il ne se donne de garde quant il est dampne en corps et en ame. Mais nous enquerrons chi apres que il advient en lair de la terre . Comment nues Grelles Gellees Tempestes. Tonnoirres esclis tres et fouldres du ciel adviennent :- OR volons parler des nues pour savoir que cest et de la pluie aussi. Le soleil est le fondement de toute chaleur et de tous temps. Tout ainsi comme le coeur del homme est le fonde ment de la chaleur qui habonde en lui est le soleil le coeur du monde et le fondement qui est en lui de toute nature le chaleur Car par lui a vie et vit tout che que en terre naist. Sicomme il plaist a nostre seigneur comme chi apres sera declaire se la matere et substance de che present livre volez ouyr et bien retenir Car il fait monter les nues en hault et puis en fait la pluye devaler en bas Si vous monstreray comment il se fait et en brief par sa for ce et entendez en quelle maniere. Quant le soleil es-

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pant ses pays pardessus la terre et pardessus ces marescages il les desseche fort et en tire la moisteur qui se estieve en hault. Mais cest une moisteur subtille qui petit pert et a nom vaspeur Et monte jusques au milieu de lair si se assemble et amoncelle et demeure illec. Et pau a pau y vient tant quelle demeure espesse et ob scure tellement quelle nous tolt la veue du soleil. et telle chose est nue. mais elle na pas si grant obscurte quelle nous toille la claerte du jour Et quant elle de vient trop espesse il en naist eaue qui vient a terre et la nue demeure blanche. Adont luist le soleil qui est en hault par my la nue celle nest trop noire. Aussi comme parmy ung voirre. Et aussi comme dune chandeille ardans dedens une lanterne qui nous rend la clarte par dehors et si ne voions pas la chandeille Ainsi luist le soleil par my la nue qui est dessoubz lui et nous rend la clarte du jour tant comme il fait son tour dessus la terre. Et la nue qui tousjours sespois se se assamble en apres tant quelle devient noire et moiste lors en yst eaue qui sen vient jusques a ter re et ainsi naist la pluye. Et quant elle est toute

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cheue a terre et que la tresgrant moisteur / delle cest escan chie elle a perdu la brune couleur/ que paravant tenoit et obscurete dont elle empeschoit le jour. Alors appert la nuee clere et blanche qui est legiere et monte en hault tant quen la fin elle deffault toute pour la chaleur du soleil den hault qui toute la fourseche. Adont len revoit lair pur et cler et le ciel aussi bleu comme est azur/ De la terre naist la pluye et les nues aussi comme dun drap que len assueroit au feu qui seroit moullie lors en yst une moisteur aussi comme fumee et sen va contre mont. Qui alors tendroit sa main au dessus de celle fumee il sentiroit un vaspeur qui toute sa main lui remonsteroit. Et selle duroit lon guement il diroit appertement/ que sa main lui moulle roit toute et quil en cherroit eaue. Et aussi vous dy je que en telle maniere naissent bien souvent nues et pluyes. Et nostre seigneur les multiplie bien quant il lui vient a plaisir/ pour faire croistre ses biens qui sont en la terre. Des Gelles et des grans Nesges. Les grans nesges et les grandes gelles advien nent par les grandes froidures de lair qui

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est froit ou milieu plus quil nest aultre part. Ain si comme vous veez et povez tousjours veoir. des mon taignes qui sont en hault lieu. sicomme en ces mon taignes de savoie et de piemont. Et en ches aultres haultes montaignes ou il a de coustume plus de nesge quil na es lieux qui sont en plaine terre. tout che advient par la froidure de lair qui a moins de chaleur en hault comme en bas. pour che quil est plus soubtil que celui tembas nest. Et quant plus soubtil est en hault daultant retient il moins de chaleur mais que plus est lair espez de tant eschauf fe il plus tost la ou le soleil poeut advenir dont len voit quil advient que fer et aschier eschauffe plus au soleil ne que fust ne pierre. Car de tant comme la chose est plus dure et de plus espesse nature de tant si prent le feu plus asprement et plus tost quen celles qui moins ont de force. Aussi vous di je de lair qui est la sus en hault quil est plus froit que celui de ca jus nest pour ce quil nest pas si espez comme celui qui et pres de la terre. Et pour le vent qui souvent y naist que le fait estre en

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mouvement. Car leau qui court roidement eschauf fe moins que celle qui se tient coye. Aussi fait lair qui est en hault. Et par che y naist la froidure. qui engelle celle moisteur tantost comme elle y est mon tee et chiet toute engelle aval. Des gellees et des tem PAr autelle maniere reviennent pestes en leste les grans greilles et les grans tempestes. Car en lair naissent aucu nement dont il naist bien souvent grant froidure Si que la moisteur qui en lair est nee se trait a gel lee et assamble en lair et amasse pour la chaleur qui lachasse apres. Et le soleil qui de pres la serre et endurcist et chiet a terre. mais elle ne cheit pas si grosse a terre comme elle naist en hault/. Car elle vient en bas derompant et amenuisant au cheoir Et cest la tempeste qui chet toute engelle aval. des EN lair esclistres ou espars et tonnoires adviennent moult de choses dont les gens ne parlent gaires. Car ils n'ont cure de telles choses dont ilz ne sceuent a chief venir Che qui fait la terre crosler et qui fait tonner les nues

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